► L'actu du collège FIL ROUGE
► Témoignages
"J'ai travaillé pendant quelques temps pour une grande ville de l'Ouest dans les écoles publiques du centre ville. Depuis quelques années, la ville a scolarisé les Roms, j'imagine dans un but tout à fait louable. Mais c'est sans compter sur le fait que la population locale est avant tout une population nantie. Alors quand les enfants, ainsi que leurs parents, ont vu débarquer ces petits bouts de chou qui portent toujours les mêmes habits et qui braillent dans une langue inconnue, les conversations ont dû aller bon train entre les commères des divers quartiers. A tel point que l'intégration des dits Roms n'a vraiment pas été facile. A tel point que les autres enfants ne voulaient pas manger à la table des Roms. A tel point qu'ils laissaient un vide béant lorsqu'on les forçait à s'installer près d'eux. "Eux", "les Roms là", n'ont pas plus de prénom ou de dénomination qu'une bête dans un zoo. J'ai été témoin impuissante de cette discrimination, et je me demande bien ce que les parents apprennent de nos jours à leurs enfants..."
Camille G.
"(...) La lycéenne albigeoise s'était assise sur un banc, avec son amie : les deux filles ont échangé un baiser, sur la bouche. Témoin de la scène, un groupe d'élèves scolarisées au collège Balzac a eu une réaction épidermique : des insultes à caractère homophobe ont jailli. « C'était devenu un rituel de s'en prendre à elle. Après le premier incident, la jeune fille avait changé d'itinéraire. Elle évitait de passer devant le collège Balzac mais les autres arrivaient toujours à la retrouver », confie un enquêteur de la brigade de sûreté urbaine ..."
Extrait article du 24 septembre 2009 à retrouver sur LaDepeche.fr.
"Enfant déficient cognitif, il était régulièrement injurié par les autres élèves du collège. On l'appelait toujours comme "un UPI" et non par son prénom, régulièrement bousculé pour ne pas dire davantage. Aucun travail d'information n'avait été fait auprès des autres élèves sur la nature des handicaps de celles et ceux qui étaient en UPI."
David M.
"A la rentrée, un enfant autiste a été scolarisé dans l'école primaire où sont mes fils. Son inscription n'a semble t'il pas été préparée avec suffisamment de temps, les parents d'élèves n'avaient pas été informés ni même sensibilisés, sans compter qu'aucun AVS n'est encore en poste et n'avait été recruté pour l'accompagner dès son arrivée ! Résultat : beaucoup se posent des questions et certains prennent peur en raison d'une méconnaissance de l'autisme et des comportements liés."
Isa L.










