Alors que de grands "débats" sont menés, ou plutôt lancés à qui voudra bien attraper la queue non pas du Mickey mais des propos extrêmes, quelques voix cherchent à nous culpabiliser de ces trente dernières années que nous aurions vécues. Les antiracistes, les lobbys LGBT ou encore les féministes seraient coupables du pire des "péchés" : la lutte pour plus d’égalité réelle et de respect des identités individuelles.
C’est à peu près en ces termes que ne cesse de s’exprimer le journaliste Eric Zemmour, débatteur et intervieweur sur iTélé et France 2 notamment. Jusqu’ici plutôt connu pour ses positions marquées sur l’existence des races, "J’appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire" avait-il déclaré à Rokhaya Diallo en novembre 2008 sur un plateau d’Arte, mais aussi pour son discours plus récent sur l’effet boomerang "bien mérité" du combat antiraciste.
"Le PS qui nous donne des leçons de morale, depuis 30 ans, des leçons de morale antiraciste. On n'a pas le droit de dire un mot sans que tout de suite ils nous traitent de nazis. (...) J'exagère à peine. Pas nazis, fascistes. Ça fait 20 ans que je subis ça, j'ai le droit de m'amuser 30 secondes" déclarait-il encore sur iTélé le 12 décembre dernier, suite à la confirmation de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon pour les régionales, sans opposition du PS.
C’est désormais la station de radio RTL qui fait appel à la verve du journaliste Z comme Zemmour, nom donné à sa chronique dont la version 0 –ou bêta- a vu le jour ce 4 janvier 2010.
Et là, parti sur les sondages n’ayant que peu d’intérêt sur les personnalités préférées des Français, il nous balance sans gêne aucune ce genre de discours :
"Dans les dix premiers, y a une seule femme. Neuf hommes, une seule femme. Et encore, la seule femme, c'est Mimie Mathy (rire dans l’entourage). Comme si, dans l'inconscient collectif, la femme restait avant tout un objet de désir."
"Et puis on regarde les 3 premiers : Yannick Noah, Dany Boon, Zinedine Zidane. Que des enfants d’immigrés."
Et pour conclure sur la disparition de l’abbé Pierre (!) dans le classement :
"Les Français aimaient un abbé qui avait fait vœu de pauvreté. (...) L’abbé Pierre était un Français de chez Français, chrétien depuis 1 500 ans, comme la France quoi."
Sans parler de tous les amalgames que ce Z se plaît à balancer, non en tant qu’humoriste (et ce serait loin de faire rire) mais bien en tant que journaliste et chroniqueur.
Et avec cela, Z continue à dénoncer une chape de plomb qu’auraient déposé des "antiracistes" depuis plus de 30 ans sur de pauvres gens comme lui ?
Z comme... (les déclinaisons sont nombreuses, je ne m’y perdrai pas !)
David Malgrain









